L'opportuniste - HISTOREX 1/32e et scratch

track-teur
Messages : 2055
Inscription : 14 août 2014, 14:00

L'opportuniste - HISTOREX 1/32e et scratch

Message par track-teur »

Salut à tous,
Pour vous faire patienter de l'interminable accouchement soviétique, remontons le temps et arrêtons-nous à une époque troublée, voire terrible, je veux parler de la Patrie en danger suivie de la Terreur, de 1792 à 1794.
Le curieux titre "L'opportuniste" est l'illustration d'un petit scénario-nouvelle d'une soixantaine de pages que j'ai imaginé en 2008, année de la construction de cette plaquette. Je résume.
C'est l'histoire d'un paysan propriétaire d'un petit domaine qui devient marchand de chevaux. Ce commerce constitue le début de sa fortune. Devant sa propriété, sur la grand route qui traverse le village, il s'est fait bâtir une maison de maître, juste en face du relais de la poste. Car son obsession secrète, c'est cela: devenir maître de poste.
Notre homme n'est pas un philosophe mais un homme de la terre, rusé, habile, qui flaire toujours les bonnes affaires, se trompe rarement, et sait mieux que quiconque comment faire d'un écu deux écus.
Les événements se précipitent. La Révolution se déroule. Des dragons passent un jour devant chez lui et s'arrêtent. Ils cherchent des chevaux de remonte pour compléter les escadrons dégarnis. Notre homme présente ses chevaux. L'urgence fait que l'on ne discute pas son prix et, le lendemain, ils reviennent avec une grosse sacoche pleine d'écus car le vendeur ne veut pas d'assignats. Cette condition est acceptée pour de futures éventuelles tractations.
La guerre éclate. Le sol national est envahi. La Législative a cédé la place à la Convention Nationale qui durcit la gouvernance. La hiérarchie militaire a fait suivre au Comité de remonte ses offres pour la fourniture de chevaux débourrés, à raison de 30 à 40 toutes les six semaines. Offres acceptées et la Convention lui décerne un brevet officiel de fournisseur de la Guerre qui assoit définitivement son statut et consolide sa fortune.
Il triple son domaine, embauche des valets et des palefreniers et 4 domestiques pour sa femme. Il fait un don à sa commune pour les orphelins des Volontaires tués pour la Patrie. Parallèlement, il s'inscrit au Club des Jacobins où il fait aussi un don, moitié en livres, moitié en assignats à l'intention des veuves et des orphelins.
En même temps que plus gros employeur du canton, il devient un notable à qui on décerne un brevet de civisme.

Un jour, la diligence de Paris qui s'arrête deux fois par jour au relais, arrive à l'heure mais ne peut entrer dans la cour. La grille est fermée malgré les appels et les sons de trompe. Il n'y a plus personne ni à l'auberge ni aux écuries où les chevaux non pansés commencent à hennir.
Notre homme constate et fait quérir le syndic de la commune ainsi que le comité de vigilance pour constater officiellement car il est légaliste et malin. La maison d'auberge est vide. A l'écurie, il manque des chevaux d'attelage et de selle. Il fait constater la vacance de la charge publique et propose de fournir, avec ses propres bêtes, de quoi relayer la diligence et la malle-poste qui suit. Ses valets s'activent et la diligence repart avec des chevaux frais. Tout ceci est officiellement consigné.
Notre homme flaire le bon coup à jouer.
Ayant demandé la réunion des comités communaux pour le soir, il fait déclarer le relais de poste, charge publique, comme "Bien National" et déclare s'en porter acquéreur. Le Comité de la Convention confirme la légalité de l'opération et met le bien aux enchères. A la barre du Tribunal du chef-lieu, il est seul enchérisseur et emporte l'adjudication - il la paye comptant en assignats - qui le fait propriétaire du relais de poste. La confirmation de l'Administration des Postes arrive, officialisant l'intérim de la tenue du relais qu'il a assuré à ses frais. La Nation l'en dédommage et continue de lui commander des chevaux pour la Guerre. N'oublions pas que les courriers de la Convention circulaient uniquement par la malle-poste et ceci par tous les temps et que rien ne devait la retarder.
Je passe sur le côté romanesque de mon topo. L'opportuniste continue ses libéralités, s'attirant des brevets de civisme et de titres à la reconnaissance nationale. Mais sa satisfaction est immense, car, de sa porte, il voit l'auberge et le relais qui est maintenant à lui. Son rêve est enfin réalisé.

Sur la plaquette, compte tenu de l'obsession de notre homme, la maison d'auberge devient un personnage. C'est pourquoi je lui ai accordé un quart de la surface de la plaquette. Comme d'habitude, murs et pavés en bois enduit, charpente bois, tuiles en carton de 450 grammes, linteaux en bois massif.

Image

La voilà au recto en cours d'achèvement

Image

Un pilier de portail

Image

Image

Au verso.

Image

la porte de l'auberge en scratch (carte plastique pyrogravée, marron Humbrol mat, jus de TOB, dry brusching)

Image

Table en scratch, bancs et baquet Historex.

Image

Le pilier et un vantail. Ma fierté. Le pilier, c'est un carré de sapin de 30x30mm tout bête enduit et travaillé façon pierre. Un bout de moulure en doucine coupé en surplomb et débord, les 2 côtés de coupe travaillés en doucine reconstituée, un autre bout de plat taillé aux dimensions et un cabochon trouvé dans une boîte à rabiot quelconque. Remarquez, dans la lampe, il y a la bougie.
Le vantail. Construit d'après un gabarit dessiné et fabriqué par mes soins au préalable, tout en evergreen et fil de laiton non recuit. Souvenir d'un portail de château(allégé de ses fers forgés décoratifs), la traverse supérieure, cintrée à la chaleur et dressée, m'a donné du mal lorsqu'il a fallu la percer en surplomb exact avec les traverses inférieures pour le passage des barres épointées, sans déviation aucune. Coup de pot, ça a réussi mais j'ai transpiré comme jamais.
Petite fantaisie, la tête de cheval en enseigne. J'ai trouvé que ça ne faisait pas mal: une tête de cheval HISTOREX fendue en deux dans l'épaisseur, collée sur un médaillon et fixé sur un faisceau de trois barres pour un relais de poste.

Pour la première fois, j'ai décidé de ne pas construire la maison, forcément tronquée, en décor aveugle et à l'intérieur noir. Je l'ai prévue d'emblée aménagée et meublée, certes façon rustique, mais pour être vue sur un plateau tournant.

A bientôt pour la suite.
Armand dit track...
Avatar de l’utilisateur
kurgan
Messages : 27504
Inscription : 02 mai 2009, 14:00

L'opportuniste - HISTOREX 1/32e et scratch

Message par kurgan »

déjà du très beau travail de fait!! :fa_icon_cyclops:
marcelscott
Messages : 6556
Inscription : 24 janvier 2015, 13:00

L'opportuniste - HISTOREX 1/32e et scratch

Message par marcelscott »

............................ :fa_icon_scratch: jusqu'ou s'arrêtera-t-il ??????
track-teur
Messages : 2055
Inscription : 14 août 2014, 14:00

L'opportuniste - HISTOREX 1/32e et scratch

Message par track-teur »

Image les gars.
La suite vient.
EricMorati
Messages : 2181
Inscription : 26 février 2015, 13:00

L'opportuniste - HISTOREX 1/32e et scratch

Message par EricMorati »

Impressionnant....
:fa_fresse: :fa_fresse: :fa_fresse:
Lostiznaos
Messages : 11079
Inscription : 02 juin 2013, 14:00

L'opportuniste - HISTOREX 1/32e et scratch

Message par Lostiznaos »

J'aime beaucoup ton idée, et la petite histoire qui la sous tend! Image Image
Ludtz
Messages : 1371
Inscription : 11 novembre 2015, 13:00

L'opportuniste - HISTOREX 1/32e et scratch

Message par Ludtz »

Ca me dit quelque chose cette plaquette, mais toujours aussi sympa pour les yeux :fa_icon_cheers:
jean-marie(huski)
Messages : 2018
Inscription : 24 mai 2015, 14:00

L'opportuniste - HISTOREX 1/32e et scratch

Message par jean-marie(huski) »

toujours aussi bon armand Image
aussi bien en dio qu'en histoire Image
Invité
Messages : 36277
Inscription : 08 janvier 2009, 22:10

L'opportuniste - HISTOREX 1/32e et scratch

Message par Invité »

J'adore ce genre de maquettisme et j'en redemande.
track-teur
Messages : 2055
Inscription : 14 août 2014, 14:00

L'opportuniste - HISTOREX 1/32e et scratch

Message par track-teur »

Image chers collègues, Eric (de l'Ile de Beauté, Gilles, Ludtz (des montagnes), Jean-Marie (huski) le ch'ti, et Zeus le lumineux...

Bon on continue. Pour la 1ère fois, j'ai rempli le vide de mon décor et puis, comme l'histoire (imaginée) m'amusait, pourquoi ne pas y placer quelques bricoles mi existantes chez le fabricant, mi scratchées.
Le style (ou la manière, si vous préférez) de construction est on ne peut plus simple.

Image

Image

Murs en bois enduit, gravure à la pointe sèche ou à la fraise, charpentes et linteaux en bois massif, menuiseries et tuiles en carton de 450 grammes, rhodoid ou plastique de blister pour la vitrerie. Je le répète encore, je n'ai pas inventé l'eau chaude.

Image

Coupe du bâtiment pour montrer le recto et le verso.

Dans le genre révolutionnaire et sans culotte, notre homme en fait des tonnes au point de paraître grotesque mais, malin et rusé, il est toujours dans l'air du temps. Certes devenu maître de poste outre sa qualité de négociant en chevaux, il ne perd jamais de l'œil les besoins de l'armée en chevaux, de selle ou de trait. A un homme qui fait des dons pour les nécessiteux - et la situation économique catastrophique de la jeune République en créait des bataillons - , à un
sans culotte inscrit au club des Jacobins, qui est de loin le premier employeur de son arrondissement, qui porte le bonnet et la cocarde, qui tient table ouverte aux Volontaires de la levée en masse qui font halte chez lui en montant au front, qui est fournisseur officiel de la Guerre, félicité par la Convention Nationale et titulaire de nombreux certificats de civisme et de témoignages de la Nation, nul ne songerait à aller chercher des poux.
Notre homme n'est pas un doctrinaire mais un pragmatique. Les temps sont durs, mais, pour lui, les affaires sont bonnes et, malgré tout, la République, honnête, paye rubis sur l'ongle. Il en profite mais ne le fait pas voir. Les opportunistes sont toujours des gens prudents.
Il a eu l'occasion de se lier d'amitié avec un député de la montagne, Représentant aux Armées, qui s'arrête au relais, lors de ses navettes entre la Convention et l'Armée de l'Ouest qui ravage la Vendée. De leurs conversations, tenues en lieu sûr, il est ainsi informé de l'évolution de la situation politique du pays. Grâce à cela, il redouble de prudence.

Image

"Au canon de la Nation", comme enseigne, c'est bien trouvé, non ? Tout y est, le canon, immédiatement connoté par un coup à boire (nos collègues du Centre ne seront pas dépaysés) et en même temps symbole du pays en armes, la Nation comme emblème du régime nouveau. Je l'ai peinte à l'huile fine en moins d'une heure. Dans le style naïf, bien entendu.

Image

Image

De dos, l'opportuniste, maître de poste, qui ne fait pas semblant, assis devant lui, un ancien soldat de l'armée royale qui a gardé l'habit blanc de sa tenue mais n'a plus de havresac qu'il remplace par une grosse musette, à droite, un volontaire avec un habit blanc trouvé je ne sais où, un pantalon de coutil rayé à la mode sans-culotte, lui aussi sans havresac, tout ce petit monde trinque à la santé de la Nation, ce qui est un geste fort civique dont on aurait tort de se gausser.

Image

Fin 1792, An I de la République et de la Liberté, on s'aperçut d'une triste réalité dans la tenue au feu des troupes levée récemment. Les Volontaires (dans le civil une grosse majorité de chômeurs), ne manquaient pas de courage et fonçaient avec enthousiasme, n'écoutant pas les ordres. Leurs mouvements incontrôlés, désordonnés, pagailleux, produisirent des hécatombes dans leurs rangs, réduisant à néant toute manœuvre sur le terrain à une époque où la guerre se faisait debout, le tout sans faire avancer d'un pouce la situation militaire, voire en la compromettant définitivement. On procéda alors à ce qu'on a appelé "l'Amalgame", c'est-à-dire qu'on mêlait systématiquement un bataillon d'anciens soldats de l'Armée Royale non licenciés entre deux bataillons de Volontaires de la République. Cette mesure fut radicale et l'indiscipline disparut, au profit de la cohésion et de l'efficacité de la Ligne. Et comme la Convention avait décrété une première fois la levée de 169 bataillons puis encore de 75 bataillons, le rapport de forces fut inversé. La République fut en supériorité numérique et put constituer 14 Armées couvrant toutes les frontières. Comme les officiers d'Ancien Régime - tous des aristocrates - avaient émigré en masse de 75 à 80% (92% dans la Marine), l'encadrement à la va-vite laissa souvent à désirer mais favorisa des hommes bien trempés, courageux et farouches républicains (au départ), des Murat, des Augereau, des Soult, des Lannes, et un certain ... Bonaparte.

Image

Un cheval pour rappeler simplement qu'on est dans la cour d'un relais de poste, qui ne peut se résumer qu'à la seule inscription sur le piler d'entrée.

Image

Image

Image

Des miches de pain, du vin à volonté et, pour certains, de la soupe au lard servie par la femme du maître, des outils rustiques.

Image

Image

Image

Image

Image

Je vous ai indiqué comment et pourquoi j'avais réalisé ce portail ainsi décoré. On notera quelques chiures de pigeon...

Image

... et la borne de l'entrée charretière pour la protection du portail contre les moyeux ferrés des voitures.

Et le dedans, alors ?

Image

Porte, table, meubles d'angle en scratch.

Image

Les mêmes en plus grand.

Image

Image

Image

Vous avez maintenant une vue d'ensemble du remplissage de l'intérieur. En dehors du portail, qui a exigé la fabrication d'un gabarit, je suis très fier de la pendule comtoise, de la huche et de l'armoire d'angle dans la chambre. Moi qui emploie très peu le milliput, j'ai utilisé ce matériaux pour faire les oreillers et l'édredon. Les chaises sont Historex mais pas le reste du mobilier.

Image

Image

Image

Image

Image

Evidemment, cela fait bizarre une maison ainsi coupée. Elle n'est pas belle ma pendule? Image

Image

Image

Image

Ca vous ira pour le roupillon, après une bonne potée ? :fa_lol:

Image

Et si Madame veut se refaire une beauté... la coiffeuse est sa disposition...

Image

A part la chaise, c'est tout scratch, sauf les poignées de la commode qui viennent de la boîte à rabiot (je crois que c'était des attaches de ridelles sur un chariot...).

Maintenant, vous avez vu.

Petit épilogue.

An II de la République. Sa tâche achevée à l'Armée de l'Ouest, le Représentant aux Armées revient à Paris. Sa dernière étape est chez notre homme qui l'accueille avec tous les honneurs. Petite conversation privée. L'opportuniste apprend que le vent tourne à Paris; que l'on est à la Grande Terreur; que la Convention Nationale est divisée entre montagnards extrémistes autour de Robespierre, modérés et le Marais ou la Plaine; que, malgré la menace de la Commune insurrectionnelle de Paris, les montagnards sont très largement minoritaires au sein de la Convention; que l'air bruisse de complots dans toutes les directions; que le Comité de Salut Public lui-même est divisé et que Robespierre y est de plus en plus contesté; que lui, le Représentant, n'est plus vraiment pressé de regagner Paris, si ce n'est pour y démissionner, précisant qu'il ne fait pas partie du clan des robespierristes.
Dès le lendemain, l'opportuniste file au Club des Jacobins et, prétextant les charges de la Poste et son surcroît d'activité, démissionne. Pas fou!
Robespierre et les siens sont guillotinés. La Terreur cesse. Le Directoire s'installe, il se proclame ami des Directeurs mais il ne juge pas indispensable de changer son enseigne. Le Représentant aux Armées se retire de la politique et s'installe avocat à Colmar.
En revanche, il ne cesse de râler contre les commandes raréfiées de chevaux mais surtout les retards de paiements (un comble! des assignats !!!) qu'il reproche à ce régime impécunieux et corrompu jusqu'à l'os.
Arrive l'Empire. C'est son apothéose. Il repeint son enseigne en changeant l'inscriptioon qui devient " Au canon impérial". Les commandes de chevaux affluent pour toutes les campagnes et les napoléons s'entassent, gros, tout neufs et innombrables. Il est partisan de l'Empire à outrance et le fait savoir tous azimuts. Dans toutes les chambres de son auberge, il y a des portraits de l'Empereur.
On boit à sa santé, à ses victoires et on compte les pièces. On songe à lui un moment comme président du Tribunal de commerce du département...
Avec sa femme, et comme ils n'avaient pas eu d'enfants, il a adopté officiellement p'tit Louis, le petit apprenti de douze ans du relais abandonné tout seul dans son écurie lors de la fuite du maître de poste et de son personnel. Entretemps, à l'occasion d'une tentative de reprise de son bien par l'ancien maître de poste à la tête d'une bande d'égorgeurs, tentative qui se termina sur l'échafaud pour tous, on avait appris que la fuite avait été provoquée par l'ancien seigneur du lieu, recherché par le Comité de Sûreté Générale, qui avait soudoyé le maître de poste pour le faire passer à l'étranger moyennant une énorme bourse d'or.
Il a fait faire à p'tit Louis de bonnes études dans les meilleurs établissements et, parallèlement, fait éduquer ses jeunes frères et soeurs.
Le retour des Bourbons ne l'enchante pas. Il se force, dans l'air du temps, à repeindre son enseigne avec 3 fleurs de lys et se proclame royaliste modéré, mais sans enthousiasme affiché.
Pendant les Cent Jours, il n'a pas le temps de changer son enseigne.
La Restauration, avec les réductions des budgets militaires au profit du "Milliard des émigrés" (indemnisations), les commandes de chevaux chutent drastiquement. En attendant la suite, il planque ses napoléons en regrettant secrètement l'Empire qui payait bien.
Après la Révolution de Juillet, l'opportuniste marie p'tit Louis à la fille unique et richissime du plus gros négociant import-export de tissus du nouveau royaume.
Désormais assis sur une montagne d'or, notre homme, qui maintenant habite un château, décide de se retirer, de ne plus changer d'enseigne et de devenir enfin ... rentier.

That's all, Folks !!! J'espère que vous aimerez.
Armand dit track... (jacobin au début..., impérial définitif...)
Répondre

Revenir à « Dioramas · Avant 1914 »