La Citroën C4G du Lieutenant_Crowe
Publié : 19 janvier 2019, 21:13
A partir de mes 14 ans, j'hésitais entre la C4 et la Traction, mais ce que je voulais plus tard, c'était surtout une avant-guerre, mais chez Citroën (On ne se refait pas
)
En Février dernier je suis parti sur l'Aubrac pendant 5 jours, sur un vélo de 1910, en voyage itinérant avec un ami, et le premier jour, par un concours de circonstances inouï (Une très longue histoire), nous nous sommes retrouvés dans une ferme toute proche de Laguiole, dans l'Aveyron, avec un hangar baptisé "Le Grenier de Capou", tenu par une famille de passionnés de père en fils depuis 3 générations. En ouvrant l'immense porte, découverte d'une batteuse énorme des années 20, suivie d'environ 9000 objets en tous genres, tous issus des alentours, voitures, camions, pressoirs, sacs à grains et même un avion de la Première Guerre Mondiale pendu au plafond !
Le propriétaire de tout ça, Raymond Capoulade, qui avait embarqué à bord du train touristique à Martel l'année précédente, par une journée de Juin étouffante, suivi d'une longue discussion sur une des machines ayant appartenu à une de ses connaissances. Ainsi que son fils, Xavier qui nous a fait visiter ce jour là. Au cours de la visite en découvrant une B14 et un camion Unic avec son système gazogène, une petite discussion sur les voitures anciennes s'entame entre nous, et Xavier me propose une de ses voitures à vendre, un peu à contre cœur, sa toute première voiture, restaurée à ses 16 ans, une Citroën C4G de 1931, version commerciale, 4 places, 6 glaces, hayon à l'arrière, bref, la voiture de mes rêves, en plus d'être une C4, c'est une commerciale, je ne pouvais rêver mieux !
Les numéros sont échangés et s'entament quelques discussions par mail, le rendez-vous est pris, deux mois après, mon père et moi allons voir la voiture, c'est le coup de foudre (Pour moi, pas pour mon père
)
C'est ainsi qu'en Juin j'ai acheté la voiture de mes rêves

Restaurée extérieurement dans les années 80 ou 90, il n'y a pas de corrosion perforante, elle fait bonne figure
Le châssis est rouillé en surface mais rien de bien grave, tout est d'origine (Excepté la peinture, qui d'origine était bleu nuit avec deux fins liserés blancs sur le tour de caisse), le moteur, l'intérieur en skaï noir, spécifique à la version commerciale, une bonne affaire, vendue par un passionné à un autre passionné
S'en suivent deux mois de remise en route, déculassage pour vérifier l'état des cylindres, impeccables, vidanges, refection des mâchoires de freins, changement des câbles de freins avant (Comme sur un vélo), un peu de nettoyage et la pompe à eau refaite par mon père (Palier réusiné à neuf, axe réusiné, poulie fendue réparée) et c'est reparti pour un tour, contrôle technique passé début Septembre haut la main (Les seuls problèmes venaient de l'informatique, ce qui lui a valu une nuit au centre de contrôle)
C'est le temps des premières sorties, un peu stressantes, il faut réapprendre à conduire, être vigilant, comme sur une locomotive, être attentif a ses moindres bruits, craquements, soufflements…
Mais la belle est coopérative, elle a l'air de n'avoir qu'une envie, avaler les kilomètres
La conduite de ce genre de voiture est tout simplement exceptionnelle, c'est vraiment ça que j'appelle "Conduire" (Et c'est pour ça que je suis incapable de me mettre au volant d'une voiture moderne)


Je viens tout juste de lui refaire l'embrayage qui patinait, maintenant elle délivre pleinement ses 32 chevaux
C'est pas énorme pour une voiture de 1t3, mais ça avance plutôt bien 

Avant toute restauration, j'avais tout nettoyé et remis en ordre pour aller au contrôle technique et puis rouler un petit peu

Après changement du disque, ce qui bien sûr demande à démonter boite, cloche et mécanisme d'embrayage, et permet donc de tout bien nettoyer, réparer ce qui doit l'être et mettre un petit coup de peinture
Elle roule maintenant comme une reine, il ne me restera plus que les axes de pivots avant à changer (Ils ont un jeu énorme) et ça devrait en être fini des gros travaux



En Février dernier je suis parti sur l'Aubrac pendant 5 jours, sur un vélo de 1910, en voyage itinérant avec un ami, et le premier jour, par un concours de circonstances inouï (Une très longue histoire), nous nous sommes retrouvés dans une ferme toute proche de Laguiole, dans l'Aveyron, avec un hangar baptisé "Le Grenier de Capou", tenu par une famille de passionnés de père en fils depuis 3 générations. En ouvrant l'immense porte, découverte d'une batteuse énorme des années 20, suivie d'environ 9000 objets en tous genres, tous issus des alentours, voitures, camions, pressoirs, sacs à grains et même un avion de la Première Guerre Mondiale pendu au plafond !
Le propriétaire de tout ça, Raymond Capoulade, qui avait embarqué à bord du train touristique à Martel l'année précédente, par une journée de Juin étouffante, suivi d'une longue discussion sur une des machines ayant appartenu à une de ses connaissances. Ainsi que son fils, Xavier qui nous a fait visiter ce jour là. Au cours de la visite en découvrant une B14 et un camion Unic avec son système gazogène, une petite discussion sur les voitures anciennes s'entame entre nous, et Xavier me propose une de ses voitures à vendre, un peu à contre cœur, sa toute première voiture, restaurée à ses 16 ans, une Citroën C4G de 1931, version commerciale, 4 places, 6 glaces, hayon à l'arrière, bref, la voiture de mes rêves, en plus d'être une C4, c'est une commerciale, je ne pouvais rêver mieux !
Les numéros sont échangés et s'entament quelques discussions par mail, le rendez-vous est pris, deux mois après, mon père et moi allons voir la voiture, c'est le coup de foudre (Pour moi, pas pour mon père
C'est ainsi qu'en Juin j'ai acheté la voiture de mes rêves

Restaurée extérieurement dans les années 80 ou 90, il n'y a pas de corrosion perforante, elle fait bonne figure
Le châssis est rouillé en surface mais rien de bien grave, tout est d'origine (Excepté la peinture, qui d'origine était bleu nuit avec deux fins liserés blancs sur le tour de caisse), le moteur, l'intérieur en skaï noir, spécifique à la version commerciale, une bonne affaire, vendue par un passionné à un autre passionné
S'en suivent deux mois de remise en route, déculassage pour vérifier l'état des cylindres, impeccables, vidanges, refection des mâchoires de freins, changement des câbles de freins avant (Comme sur un vélo), un peu de nettoyage et la pompe à eau refaite par mon père (Palier réusiné à neuf, axe réusiné, poulie fendue réparée) et c'est reparti pour un tour, contrôle technique passé début Septembre haut la main (Les seuls problèmes venaient de l'informatique, ce qui lui a valu une nuit au centre de contrôle)
C'est le temps des premières sorties, un peu stressantes, il faut réapprendre à conduire, être vigilant, comme sur une locomotive, être attentif a ses moindres bruits, craquements, soufflements…
Mais la belle est coopérative, elle a l'air de n'avoir qu'une envie, avaler les kilomètres
La conduite de ce genre de voiture est tout simplement exceptionnelle, c'est vraiment ça que j'appelle "Conduire" (Et c'est pour ça que je suis incapable de me mettre au volant d'une voiture moderne)


Je viens tout juste de lui refaire l'embrayage qui patinait, maintenant elle délivre pleinement ses 32 chevaux

Avant toute restauration, j'avais tout nettoyé et remis en ordre pour aller au contrôle technique et puis rouler un petit peu

Après changement du disque, ce qui bien sûr demande à démonter boite, cloche et mécanisme d'embrayage, et permet donc de tout bien nettoyer, réparer ce qui doit l'être et mettre un petit coup de peinture
Elle roule maintenant comme une reine, il ne me restera plus que les axes de pivots avant à changer (Ils ont un jeu énorme) et ça devrait en être fini des gros travaux





